“L’avenir appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt”

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Archives de avril 2008

Paroles de “Nés sous la même étoile” de IAM

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Par avance, je tiens à m’excuser auprès du groupe IAM pour avoir mis en ligne les textes d’un de leur morceaux sans en leur avoir demander l’autorisation. Mais les paroles sont tellement d’actualité… Désolé donc…

La vie est belle, le destin s’en écarte.
Personne ne joue avec les mêmes cartes.
Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu’il dévoile.
Tant pis, on est pas nés sous la même étoile.

Pourquoi fortune et infortune, pourquoi suis-je né
Les poches vides, pourquoi les siennes sont elles pleines de tunes ?
Pourquoi j’ai vu mon père en cyclo partir travailler
Juste avant le sien en trois pièces gris et BMW ?

La monnaie est une belle femme qui n’épouse pas les pauvres
Sinon pourquoi suis-je là, tout seul marié sans dot ?
Pourquoi pour lui c’est crèche et vacances ?
Pour moi c’est stade de foot sans cage, sans filet,
Sans même une ligne blanche.

Pourquoi pour lui c’est l’équitation,pour moi les bastons,
Pour lui la coke, pour moi les flics en fraction,
Je dois me débrouiller pour manger certains soirs,
Pourquoi lui se gave de saumon sur lit de caviars,

Certains naissent dans les choux et d’autres dans la merde.
Pourquoi ça pue autour de moi, quoi,pourquoi tu me cherches ?
Pourquoi chez lui c’est des Noëls ensoleillés ?
Pourquoi chez moi le rêve est évincé par une réalité glacée ?

Lui a droit à des études poussées.
Pourquoi j’ai pas assez d’argent pour m’acheter
Leurs livres et leurs cahiers ?
Pourquoi j’ai dû stopper les cours ?
Pourquoi lui n’avait de frère à nourrir, pourquoi j’ai dealé chaque jour ?

Pourquoi quand moi je plonge, lui passe sa thèse ?
Pourquoi les cages d’acier, les cages dorées agissent à leur aise ?
Son astre brillait plus que le mien sous la grande toile.
Pourquoi ne suis-je pas né sous la même étoile ?

{Refrain, 2x}

Comme Issa, pourquoi ne suis-je pas né sous la bonne étoile ?
Veillant sur moi ? Couloir plein de toiles, crachats,
Tchatche à deux francs, courbettes des tapettes devant,
Supporter de grandir dans un franc, c’est trop décevant.

Simplement en culotte courte,
Ne pas faire la pelle mécanique plate avec des pots de yaourt.
C’est pas grave, je n’en veux à personne et si mon heure sonne
Je m’en irais comme je suis venu.

Adolescent incandescent chiant à tour de bras sur le fruit défendu,
Innocents, témoins de types abattus dans la rue.
C’est une enfance ? Une pourriture, ouais.
Je ne draguais pas mais virais des tartes aux petites avec les couettes.

Pâle de peur devant mon père, ma soeur portait le voile.
Je revois, à l’école les gosses qui la croisent se poilent.
C’est rien Léa, si on était moins scrupuleux,
Un peu de jeu du feu on serait comme eux.

Mais j’ai pleuré pour avoir un job, comme un crevard sans boire,
Les “Je t’aime” à mes parents seul dans mon lit le soir.
Chacun son boulet, sans ambition la vie c’est trop long,
Ecrire des poèmes, pisser violent dans un violon.

Tu te fixes sur un wagon, c’est la locomotive que tu manques.
C’est pas la couleur, c’est le compte en banque.
J’exprime mon avis, même si tout le monde s’en fiche.
Je ne serais pas comme ça si j’avais vu la vie riche.

{Refrain, 2x}

Rédigé par kaci15

avril 25, 2008 à 6:36

Publié dans Non classé

Emeutes de la faim dans le monde… (article provenant de Rue89)

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Le prix des céréales provoque la révolte du tiers-monde

La flambée mondiale des prix des céréales fait basculer de nombreux pays pauvres dans la faim et la révolte.

Rizière de Lahagor, en Inde (Rupak De Chowdhuri/Reuters).

Haïti vient de vivre une nouvelle journée de révoltes, qui a déjà fait quatre morts. En Egypte, la population est écrasée par l’inflation galopante, qui touche les produits alimentaires. Au Cameroun, on compte des dizaines de morts depuis le début du mois. Une grève générale a paralysé mardi Ouagadougou, capitale de Burkina Faso. Argentine, Yemen, Zimbabwe, Mexique, Sénégal, Bangladesh, Philippines, Guinée, Mauritanie, Maroc, Sénégal, Ouzbékistan… une trentaine d’autres pays ont aussi connu, ces derniers jours, des troubles liés à la hausse des prix.

La flambée des prix est une catastrophe pour les familles du tiers-monde, dont le revenu est consacré à hauteur de 70% à l’alimentation, contre 15% dans les pays développés. Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, met en garde contre le risque d’un “vrai tsunami économique et humanitaire” en Afrique. Selon Bob Zoellick, président de la Banque Mondiale, la situation risque, dans certains pays comme l’Indonésie, d’annuler tous les progrès faits au cours des dix dernières années sur le front de la lutte contre la pauvreté… Revue de presse internationale.

Le quotidien la Stampa, en Italie, titre “splode la grande fame, Paesi poveri in rivolta”: la grande faim explose, révoltes dans les pays pauvres.

” La FAO estime que la hausse a été en 2007 de 40% en moyenne pour le blé, qui est à son prix le plus haut depuis vingt ans, de même que le maïs, le riz mais aussi le soja, le colza et l’huile de palme qui maintienne en vie, plus ou moins, les populations immenses des pays pauvres. Hypnotisés par l’augmentation du prix du pétrole, les pays riches ne se sont pas rendus compte qu’un phénomène encore plus insidieux s’est développé: une famine mondiale. Pour les 2/3 de la planète une variation du prix du riz et de la farine signe le passage brutal à la faim.”

Le Temps en Suisse évoque des émeutes de la faim sans précédent, rappelant comment tout a commencé:

“Les premières émeutes de la faim ont eu lieu au début de l’année dernière au Mexique, où le maïs et le blé, ingrédients nécessaires pour les tortillas avaient augmenté de plus de 40% par rapport à l’année précédente. (…) La goutte d’eau qui a fait déborder le vase en ce début d’avril est la flambée du riz. Son prix s’est envolé de 50% en l’espace de deux semaines suite à diverses actions visant à limiter les exportations, au Vietnam, en Thaïlande et en Inde. La semaine dernière, le cours a touché le sommet historique de 1000 dollars la tonne. Pour la moitié de l’humanité pour qui le riz est l’aliment de base, le calvaire est loin d’être fini”.

Le Vietnam, la Thaïlande et l’Inde ne sont pas les seuls à avoir restreint les exportations. Le Cambodge, l’Egypte ont fait de même. Aux Philippines, l’armée a même été chargée de distribuer du riz dans les quartiers pauvres de Manille.

Cette situation a des causes multiples: disparition de terres agricoles (sous le double impact de l’urbanisation et de la désertification), hausse de la demande (liée au développement de certains pays), connexion des marchés de l’énergie et des marchés alimentaire (par le truchement des biocarburants)… A ce propos, Radio Canada rappelle qu’en 2008, “près de 18 % de la production céréalière américaine servira à la production d’éthanol.”

Un article du New York Times, ici traduit sur Sudonline, évoquait récemment le rôle joué par un virus:

“Au Vietnam, un obscur virus a arrêté, depuis trois ans, la croissance jusque là continue des niveaux de production de riz. Selon Sushil Pandey, économiste agronome à l’Institut International de Recherche sur le Riz de Manille, jusqu’à ces dernières années, les probabilités d’évolutions rapides des prix étaient neutralisées par la tendance de nombreux gouvernements à constituer de larges réserves de riz afin de garantir leur sécurité alimentaire.

Mais le maintien de ces stocks engendrait un coût. Les gouvernements les ont donc réduits au cours de la dernière décennie, alors que la consommation mondiale de riz tendait à dépasser la production.

Les quantités relativement faibles qui échangées par-delà les frontières, combinées à des réserves réduites, permettent aujourd’hui d’importantes variations des prix lors d’interruptions dans les approvisionnements. Dans le même temps, les prix fixés sur le marché international du riz ont un impact de plus en plus sensible sur les prix pratiqués au sein des pays. Ceci s’est particulièrement vérifié à l’ère d’Internet et des téléphones mobiles, qui permet aux fermiers des régions les plus reculées de connaître les prix et d’apprécier la justesse de celui proposé par leurs propres acheteurs.

Le site Univers Nature publie la courbe impressionnante du prix du riz depuis 2000: “Pour la deuxième année consécutive, la hausse de la production
mondiale de riz est inférieure à la croissance démographique, ce qui
entraîne une diminution de la quantité disponible par habitant.”

Le prix mondial du riz (DR).

“Actuellement la population mondiale consomme plus de riz qu’elle n’en produit ; les stocks mondiaux ne cessent de diminuer et atteignent des niveaux critiques. En sept ans, les stocks de riz blanc ont été divisés par deux, passant de 147 millions de tonnes en 2000 à 71 millions en 2007. La situation est d’autant plus dramatique que comme le rappelle la FAO : « Le riz est l’aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale. Pour ne citer qu’un exemple, en Asie, plus de 2 milliards de personnes tirent 60 à 70 % de leur apport énergétique du riz et de ses dérivés”.

Cette crise alimentaire menace la sécurité internationale, titre le quotidien britannique The Guardian, qui cite Sir John Holmes, secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des affaires humanitaires. Sir John s’exprimait depuis Dubai, après deux jours d’émeutes en Egypte:

“Les implications sur la sécurité ne devraient pas être sous-estimées, alors que des émeutes sont constatées à travers la planète. La tendance prise par les prix de l’alimentation devrait accroître l’insécurité alimentaire à la fois dans ces conséquences et dans sa gravité.”

La crise actuelle a renforcé le procès contre les biocarburants. Naguère, ceux-ci étaient considérés par une partie des écologistes comme l’une des alternatives possibles au pétrole. Mais leurs partisans sont de moins en moins nombreux. L’exploitation de biocarburants se fait en effet au détriment des autres cultures. Et lorsque les prix du pétrole flambent, cela se répercute sur les prix de ces produits, et du même coup sur les prix de tous les autres produits agricoles. D’où le titre du magazine américain “reason” (proche des libertariens): “La grosse erreur verte”. Le problème tient en trois mots, selon le magazine:

“Stupides politiques de l’énergie. Bien qu’ils ne se substituent pas parfaitement l’un à l’autre, le pétrole et le gaz naturelle ont tendance à évoluer de conserve. Quand les prix du brut sont passé au dessus de la barre de 100 dollars le baril, les prix du gaz ont suivi. Or le gaz naturel est l’élément principal à la fabrication d’engrais azotés. De même que les prix du gaz ont bondi, celui des engrais ont grimpé de 200% (…) L’augmentation des prix du brut contribuent également à celle des prix alimentaires, parce que les agriculteurs dont besoin d’essence pour leurs tracteurs et pour acheminer leurs denrées vers les marchés. Mais il y a pire: la folie du bioethanol. Les hommes politiques, à la fois aux Etats-Unis et dans l’Union européenne exigent que de larges quantités de nourriture soient transformées en carburant, obsédés qu’ils sont par la chimérique poursuite de l’indépendance énergétique.”

Selon Reason, 100 million tonnes de céréales seront transformées cette année en carburants, ce qui mettra les stocks planétaires à leur plus bas niveau depuis des décennies. Or, 100 millions de tonnes peuvent nourrir 450 millions de personnes pendant un an…

Rédigé par kaci15

avril 9, 2008 à 5:06

Publié dans Etranger, Société

Discrédit du combat lycéen et autre “cabine 17″ de la préfecture de Nanterre…

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Étant donné que cela fait plusieurs semaines que je n’ai pas écrit d’articles (hé oui ça prend du temps d’être étudiant et de travailler à côté!), je vous donne deux belles infos pour me faire pardonner!

Voici la première dont j’ai eu vent hier lors d’un déjeuner avec un ami, surveillant dans un lycée à Romainville. Lors de notre repas, mon ami m’apprend que jeudi dernier, pendant l’heure de la cantine, un groupe d’une trentaine d’adolescents étrangers au lycée s’y invitent et ce pour l’évacuer et inviter les lycéens à partir en manifestation contre la réduction des postes dans l’enseignement secondaire avec eux. Tout c’était bien passé selon mon ami-informateur, malgré quelques peurs du fait que ces adolescents aient fait un brouhaha immense au sein de la cantine.

Cependant, hier, mon ami reçoit un coup de téléphone d’un de ses collègues pour le prévenir de ne pas venir travailler. En effet, apparement plusieurs personnes ont dégradés le lycée de Romainville en cassant des fenêtres et autres portes. Pour le moment personne ne sait si ce sont les mêmes personnes de la veille qui ont perpetré ceci. Bizarrement ceci ce fait le même jour que la casse du rectorat de Créteil, ainsi qu’au moment où le mouvement lycéen prend de l’ampleur, sans pour autant égaler le mouvement de 2005-2006 contre le CPE ou bien celui contre la loi Fillon l’année précédente. D’ailleurs, tout ceci n’est pas sans rappeler qu’il y a eu la même chose lorsque les mouvements contre la loi Fillon et contre le CPE ont pris une grande ampleur, jusqu’à atteindre parfois un point de non retour des deux côtés. Plusieurs casseurs s’étaient invités à ces mouvements, pour faire leurs “courses” et pour discréditer les mouvements (hypothèse la plus tangible et la plus crédible vue ce qui s’est passé) le plus souvent.

Par rapport à ce discrédit, on peut penser ou bien supposer que ceci a été piloté par une ou des personnes plutôt bien placées qui, voyant que le mouvement s’envenime et qu’il penche en leur défaveur, utilisent leur dernière balle (qui s’est parfois retournée contre eux soit dit en passant…) pour mettre fin à ce mécontement de jeunes lycéens et de jeunes étudiants qui devraient normalement étudier pour devenir à l’avenir de la “matière première pour secteur tertaire” (dixit Charb) au lieu de gueuler dans la rue.

Bref tous ça pour dire que les choses se répètent un peu trop souvent en ce moment, et ce des deux côtés. En tout cas, il faut espérer une issue positive à ce problème qui sera, espérons-le, le renouvellement des 11000 postes qui seront vacants.

Deuxième information qui vient cette fois-ci du Canard Enchaîné datant de deux semaines!

En lisant le journal, j’apprend que l’État ainsi que le ministère de M.Horteufeux ont décidé d’être plus doux, mais aussi plus fourbes dans leurs modes d’expulsions. Hé oui les ami(e)s! désormais l’ami Sarko et son acolite Brice Horteufeux lancent de fausses rumeurs de régularisations pour tout travailleurs sans-papiers. Ces derniers recevant cette nouvelle avec joie, malheureusement, se dirigent tout droit vers la préfécture la plus proche, en l’occurence ici la préfécture de Nanterre. Puis là, avec tout leurs papiers, ils se dirigent vers le guicher de régularisation. Ces sans-papiers au moment où ils présentent leur dossier, avec l’espoir naïf qu’il soit accepté, sont dirigés par le guichetier vers une cabine appelée “cabine 17″. À partir de là, les sans-papiers sont acceuillis par des policiers de la PAF (Police des Airs et des Frontières), qui les embarquent tranquillement et en toute discrétion vers un centre de rétention et ce pour éviter tout échaufourré avec des citoyens opposés à ces méthodes d’un autre temps. À lire et à voir ceci , je suis amené à penser si le gouvernement n’embauche pas des scénaristes plus pervers les uns que les autres…

Quelle tristesse de voir ceci, d’un gouvernement qui se veut ouvert, qui se dit être au côté des plus faibles… Quelle tristesse aussi de voir ces pauvres sans-papiers, qui pour la grande majorité se présentant à la préfecture sont intégrés socialement, économiquement et professionnellement dans la société française, se faire embarquer et expulser comme des mal-propres! Ils font partis du paysage de la France. Ce sont grâce à eux si nos rues, nos halls d’immeubles sont propres, grâce à eux si nos maisons, nos écoles, nos entreprises, nos complexes sportifs sont construits, grâce à eux si l’économie et le pouvoir d’achat français continuent à tenir sur leurs pieds! C’est pour tout cela qu’il faut une régularisation massive de tout les sans-papiers présent déjà sur le territoire français et qu’il faut en finir avec ces méthodes sales et discriminatoires venant d’une période honteuse pour le monde entier et d’un gouvernement qui ne mérite pas d’être au pourvoir!

Kaci.K

Rédigé par kaci15

avril 5, 2008 à 6:33

Publié dans Politique, Société

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